Nous nous sommes retrouvés dans le petit port de Cee. (on prononce cès)
Mais pas question de monter en voiture avant Fisterra !
Je suis allé à leur rencontre, et j'ai pu faire les cinq derniers kilomètres. Après une nuit en 'albergue provisional' (un hangar sur le port) , où j'ai vérifié les ... conditions d'hébergement, nous partons pour les trois derniers kilomètres, le symbole, la montée au Cap Finisterre.
Le but
de trois
mois d'efforts :
la borne ZERO !
Nous y sommes ! Daniel a voulu aller à l'extrème bord des rochers. Attention ! Hauteur 140 mètres !
Sur le retour, nous sommes
passés par Padròn, où, dit-on, la barque de St Jacques a été attachée à cette pierre, aujourd'hui sous l'autel de l'église.
Un peu de
tourisme sur le retour.
Devant quelques unes des 52 tours de la 'muraille' de Lugo.
Ma conclusion :
Je vais reprendre les trois mots clés de mon avant propos :
Partir : Je suis parti de mon jardin, le jour pointait à peine le 23 Avril ...
Découvrir : J'ai découvert des sites merveilleux tel le cirque de Navacelles, la nature à l'état
pur, accompagné de Jean Paul...
Partager : Des instants formidables avec des personnes du monde entier ... avec une pensée au
groupe de Picardie au refuge de l'Ayous !!!
MERCI à vous toutes et tous pour vos nombreux commentaires ... Grace à vous, et malgré quelques difficultés; je reprends le titre du blog : Daniel a retrouvé son chemin de Compostelle !!!
Parmi bien d'autres, une mention particulière à Gérard, qui a dû travailler dur pour la mise en ligne quotidienne de mon périple . Quelque part il était avec moi. (je rosis ...)
Un grand Merci, à Claudie de m'avoir accompagné, encouragé et soutenu dans les moments difficiles et nombreuses difficultés que nous avons rencontré.
Maintenant
se termine
cette aventure
à Padron
(sur le Chemin
qui vient du
Portugal )
et le dédie plus particulièrement
à mes deux
choupettes,
Maya et Aliénor,
espèrant un jour
les emmener
en compagnie
d'un autre Makie
que je n'ai pas
pu ramener
avec moi !
Daniel ou Dany le chapeauté !!!
C'est à toi CLAUDIE...
Ce n'est pas sur Compostelle mais sur le Stevenson que nous nous sommes croisés. J'ai été
séduite par ton projet. Ton sourire et ta bonne humeur m'ont donné envie de le partager . Merci de m'y avoir
associée. Nous avons partagé de grandes joies mais des difficultés aussi, et toujours avec le sourire
... Daniel tu es FORMIDABLE !!!
Après un
spectacle gospel
(26 Juillet),
haut en couleurs
nous quittons
Santiago.
Nous poursuivons
notre aventure
vers la
Costa da Morte
(Côte de la Mort).
On a donné un nom au sentier, "chemin de Fisterra ".
Ici le chemin
reprend tout
son sens.
Nous nous
retrouvons
presque seuls.
Nous retrouvons
les vignes,
mais sous
forme de treille
avec un mélange
kiwis et raisins.
La mer
se rapproche,
par le pont de
"Ponte Maceira"
La rivière
Tambre
nous invite
à la baignade.
Nous sommes épuisés ; il est 20 heures et cette albergue que nous ne trouvons pas !
Mercredi 28 Juillet : Negreira-Olveiroa
Départ 5h30.
32 km nous séparent
de Olveiroa .
C'est parti, par le "El Pazo de O Coton"
(porte médiévale
à trois arches)
Les sentiers deviennent de plus en plus pentus. Si nous débutons par un agréable sous bois, nous retrouvons vite le bitume . C'est sous une chaleur accablante que nous terminons cette avant
dernière étape . A Olveiroa, un ensemble d'horreos (greniers galiciens où l'on conserve le produit des récoltes) qui sont d'une grande beauté ...
De nouvelles
rencontres,
la magie du chemin
jusqu'au bout.
Une famille française
et un très jeune et
grand américain,
parlant le français
aussi bien que nous,
terminent cette
dure étape
autour d'un menu
'del dia' bien mérité.
Jeudi 29 Juillet: Olveiroa-Fisterra
Ce matin , impossible de réveiller Claudie ; il est vrai qu'il n'est que quatre heures du mat'.
A la sortie
de ce typique
village,
sous le feu
des projecteurs
des horreos
nous ouvrent
la route.
Ce long
sentier nous
emmène
au bout de la terre,
en passant par Hospital,
un village
qui possédait
un hôpital
pour pèlerins aujourd'hui
disparu.
Les paysages grandioses
parsemés
de fleurs
nous font
oublier
notre fatigue .
Mais, où est la mer ? On la croyait toute proche. Et soudain, la voilà !
Quelle joie , nous sommes récompensés après presque cent jours de marche .
Nous descendons vers Cee, où après échange de textos, nous retrouvons Gérard...
A Fisterra,
Gérard nous accompagnera
devant cette ancre marine,
sous laquelle j'avais
une mission de retrouver
un secret de Siergo
de Belgique et de
Jean du Canada.
Malheureusement
nous n'avons rien trouvé ...
Nous n'avons pu assister à la messe du dimanche matin. En présence du couple royal, les entrées sont très
contingentées.
Une foule immense est agglutinée sur le parvis de la cathédrale.
Nous réussissons à apercevoir
le mouvement du botafumeiro !
Après Saint Nizier, cette fois
c'est la télévision espagnole
qui m'interviewe et me filme
en train de danser.
Suis-je passé aux actualités régionales ?
Lundi midi nous assistons à la messe des pèlerins dans une cathédrale archi pleine.
Ce soir nous viendrons écouter un concert de gospel devant cette magnifique cathédrale !
Demain nous continuons le chemin sur les traces de Saint Jacques jusqu'à Fisterra ...
Samedi 24 Juillet: Arca - Monte de Gozo -
SANTIAGO ; Jour 93
Petit déjeuner
en compagnie
de nos amis
bordelais :
Evelyne,
Olivier
et Ange.
Nous venons
de rencontrer
Clotilde,
une baroudeuse
nantaise
qui chemine
depuis quatre mois.
Avec Claudie,
elles se réjouissent
d'être si près du but ...
Nous arrivons à
Monte de Gozo,
le but de notre voyage
est là sous nos yeux.
Ici des millions de pèlerins
francophones ont crié :
"Montjoie! Montjoie! "
Ces cris ont donné
le nom à la colline : "MONT de la JOIE"
Les cavaliers
font aussi
une halte
en ce lieu
mythique ...
Nous sommes perdus au milieu de centaines de milliers de personnes devant un gigantesque feu d'artifice qui embrase la cathédrale.
ULTRE-ÏA ! ULTRE-ÏA ! Il est minuit une,NOUS SOMMES FACE à la CATHEDRALE !
( toute l'émotion de l'instant est dans le tremblement du photographe
...)
et nous fêtons dignement
l'apostole 2010 ...
... par une dégustation des spécialités galiciennes .
Il est 3 Heures. Si nous avons résolu le problème d'hébergement, c'est la course au taxi .
Tout à l'heure la fête continuera ... A suivre
Tenir au jour le jour le compte rendu du périple jusqu’à Santiago, c’était mon objectif. Malgré quelques difficultés de communication qui vous ont laissé sans nouvelles quelques jours, 56 articles ont été mis en ligne. Et je ne fais pas le compte des centaines photos ! Merci pour vos commentaires.
Daniel ne s’arrête pas à Santiago, et continue jusqu’à Cap Fistera. C’est là que nous avons rendez-vous. Je pars demain
Fini le temps
des albergues
où nous avions
le choix
d'un lit
soit en haut,
soit en bas , maintenant
c'est au sol !
Au petit matin, nous repartons de plus belle à l'assaut des collines de Galice.
Ceux sont
des croisés
d'hortensias
multicolores
qui bordent
le chemin.
quand ceux ne sont pas
de magnifiques pavots
qui illuminent notre sentier.
Nous
atteignons
la dernière
province
espagnole :
La Corogne.
Les premières forêts d'eucalyptus font leur apparition, l'océan n'est plus très loin. (photo omise ... )
A Furelos,
de magnifiques cages
font le bonheur des oiseaux
qui nous accueillent
de leurs joyeux gazouillis !
Un peu de
nostalgie,
cette lavandière
nous replonge
dans notre
enfance.
Il ne me reste plus
que le bourdon
et le chapeau
au kilomètre 50 !
Quant à
Claudie,
elle est
toujours
aussi
réticente
à franchir
les ponts.
La fin de l'aventure est pour bientôt. Les rencontres des pèlerins ne suscitent plus les mêmes joies qu'au début. Maintenant nous avons la masse des "pèlerins du dimanche", certes nickel chrome,
avec plis sur les chemises quand ce ne sont pas les chaussures de ville, mais ils oublient la convivialité.
Vendredi 23 Juillet :Arzua-Arca Jour 92
A notre départ
matinal,
nous sommes
moins chanceux
que les scouts.
Eux ont
l'intendance
qui suit.
Nous profitons de l'un des derniers lever de soleil avant notre arrivée à Santiago.
Le sol galicien est propice
à la floraison abondante :
les hortensias sous les palmiers,
les fuchsias "gigantesques",
même les plantes grasses
sont luxuriantes.
Le chemin
est bien
agréable,
ce qui ne
m'empêche
pas d'être
sur les rotules !
Curieuse
rencontre,
ce n'est pas
un pèlerin
mais
un vieil homme
qui promène
son mouton.
Santiago approche, la guardia civil assure la protection des pèlerins ; sous les feux des caméras de la télévision, tandis que des hélicoptères sillonnent le ciel. LePlan vigilance Santiago 2010 est déclenché !
:
Le parcours inédit de Daniel vers St Jacques de Compostelle, par Le Puy en Velay, le Chemin de Stevenson, la Via Tolosana, le Camino Aragones, le Camino Francès.